dimanche 30 août 2015

Avant première TSTD2A

Demandez le programme !

Première version du programme de l'année.

Notre grande préoccupation, celle par laquelle passeront toutes nos réflexions et nos projets sera "L'écologie". Nous ferons les constats, nous poserons les enjeux en général et nous penserons la question du design comme eco-design.

Ce programme n'est pas figé. Il s'étoffera ou se contractera, s'amendera et de diversifiera au fur et à mesure des échanges entre élèves et enseignants.



dimanche 23 août 2015

Urban sketching : notion et application

Sommaire de cet article
  1. Le Manifeste Urban Sketchers
  2. La notion de cheminement dans l'urban sketching.
  3. Damien Roudeau, reporter graphique
  4. Gérard MICHEL, la précision
  5. Quelques croquis MCmarco
  6. Richard dessinait tous ses cafés
  7. Wendy MacNaughton et David Fullarton
  8. Une battle urban sketching en 2013
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Le Manifeste Urban Sketchers
1. Nous dessinons in situ, en intérieur ou en extérieur et croquons sur le vif. 
2. Nos dessins sont les témoins de notre quotidien et de nos voyages.

3. Nos dessins représentent des archives de lieux et d'instants.

4. Nous sommes fidèles aux scènes que nous voyons.  

5. Nous utilisons tous types de techniques et apprécions la diversité de nos styles.  

6. Nous nous soutenons, aidons, et encourageons les uns les autres et dessinons en groupe.  

7. Nous partageons nos dessins en ligne.  

8. Nous montrons le monde de dessin en dessin.

La notion de cheminement dans l'urban sketching.







Damien Roudeau, reporter graphique




Gérard MICHEL, la précision
  • Sur le site français des Urban Scketchers, une présentation du travail de Gérard Michel.
  • Sur Urbansketchers.org, la simplicité des outils de Gérard Michel :

Sketching tools




Quelques croquis MCmarco

Istanbul - avril 1992

Venise Zanipolo - octobre 2005

Chantier Vinci Nantes - novembre 2011

Islande - juillet 2012

Islande - juillet 2012

Cologne - Août 2012

Lisbonne - octobre 2012

Lisbonne - octobre 2012

Lisbonne - octobre 2012


La goutte d'eau Vallée du Somport juillet 2013

entrée lycée Livet Nantes sept 2013

entrée lycée Livet Nantes sept 2013

transformateur Patitiri Grèce août 2013

Chapelle de Trémalo Pont-Aven août 2013

ZAD Notre-Dame-des-Landes septembre 2013

Venise septembre 2013



Richard dessinait tous ses cafés

Wendy MacNaughton et David Fullarton

Wendy MacNaughton
Meanwhile, in San Francisco : The city in its Own Words Paperback



David Fullarton
http://www.flickr.com/photos/fullarton/10614605543/in/photostream/



Une battle urban sketching
entre les STD2A du lycée public Léonard de Vinci de Montaigu
et les STD2A du lycée public Eugène Livet de Nantes 


samedi 22 août 2015

[FOCUS] Stéphane Vial et le design

Le philosophe Stéphane Vial déplie les concepts du design dans l'émission "les chemins de la connaissance" sur France Culture en avril 2013.

On peut encore écouter cette émission.


Stéphane Vial a cosigné un ouvrage un "Manifeste pour le renouveau social et critique du design 2015 " PUF


Extrait :
Nous affirmons donc l’unité fondamentale de toutes les pratiques du design authentique derrière les cinq principes suivants.
  • Principe 1. Un acte de design authentique est un acte social et critique. Il commence par un moment critique, c’est-à-dire un moment où le designer détecte l’existence d’une insatisfaction vis-à-vis du monde qui le propulse dans un projet en vue de rendre ce monde plus habitable pour la collectivité 
  • Principe 2. Un acte de design authentique est nécessairement tourné vers l’amélioration de la vie d’autrui et de la collectivité. Ses objets sont les usages sur lesquels le designer agit en façonnant les dispositifs de notre monde habité, artefacts matériels ou immatériels. 
  • Principe 3. Le design est une pratique qui participe inévitablement à définir les contours du vivre-ensemble, et il est de la responsabilité des designers d’assumer pleinement ce rôle et de savoir rendre publique l’idée même du vivre-ensemble qu’ils mettent en œuvre. 
  • Principe 4. Aucun apprentissage du design ne saurait avoir lieu sans une appropriation raisonnée de l’appareil conceptuel qu’il partage avec les sciences humaines et sociales. 
  • Principe 5. La réflexion authentique en design s’intéresse avant tout aux relations entre les humains et leurs divers environnements, aux modalités du vivre-ensemble, à l’expression des cultures contemporaines et aux conceptions du bien commun.
Pour toutes ces raisons, une pratique du design authentique ne peut être autrement que sociale et critique. Elle est sociale par nature et critique par nécessité. Telle est la voie de l’unité renouvelée du design pour le XXI e siècle.
Montréal – Nîmes, 26 août 2014.
Gauthier Philippe, Proulx Sébastien, Vial Stéphane, « Manifeste pour le renouveau social et critique du design »,
Le design, Paris, Presses Universitaires de France , «Que sais-je ?», 2015, 128 pages

vendredi 21 août 2015

Spinoza : Amsterdam, philosophie, nature et optique.

Spinoza le maudit

LE MONDE |
Il y a foule, ce 27 juillet 1656, dans la grande synagogue d'Amsterdam, située sur le quai du Houtgracht. Les visages sont graves. Depuis des jours et des jours, dans la communauté juive, on commente l'événement. Spinoza, le jeune, le fils, celui qui a repris les affaires de son père Michaël, l'honorable marchand, décédé il y a deux ans, va être solennellement exclu de la communauté. Dans un instant, devant l'Arche, tous entendront le texte rapporté de Venise par Rabbi Mortera. Le jeune homme a seulement 23 ans. Pour en arriver là, il s'est montré singulièrement obstiné. Les juifs d'Amsterdam ne sont pas particulièrement rigides ni sévères. Il y a une cinquantaine d'années qu'ils se sont installés dans la ville, venant pour la plupart du Portugal, comme les Spinoza, où les familles s'étaient réfugiées quand la reine Isabelle avait décidé, en 1492, de les expulser d'Espagne. Ils ne sont pas encore officiellement citoyens hollandais, mais, à titre de "groupe étranger", ils bénéficient de la tolérance religieuse de l'Union d'Utrecht. De fait, la communauté et ses écoles ont prospéré. Et de nombreux courants d'idées traversent ces groupes de négociants, médecins et banquiers. Pour se faire exclure solennellement, il faut y avoir mis du sien.
Ce n'est évidemment pas mortel, comme de se faire brûler, si c'était une affaire d'hérésie catholique à Rome. Sans doute est-ce aussi moins terrible que d'être embastillé ou torturé. Malgré tout, le herem, qui existe depuis le début de l'ère commune, est un châtiment grave. Le terme désigne une chose dont on ne doit pas faire usage, ou une personne avec laquelle on ne doit avoir aucun contact. Par extension, le mot s'emploie pour le texte rédigé pour écarter un membre de la communauté en raison de son inconduite. Celui qui est ainsi frappé ne peut ni vendre ni acheter, ni enseigner ni recevoir un enseignement. Nul ne peut lui adresser la parole, et il n'est plus admis à participer à aucun des rites. Heureusement, cette mort symbolique est généralement temporaire. Dans le cas de Baruch Spinoza, aucune des mesures ne sera jamais rapportée. Et les paroles prononcées sont d'une dureté particulière. Voici que l'on commence à lire quelques mots de préambule : "Les Messieurs du Maamad vous font savoir qu'ayant eu connaissance depuis quelque temps des mauvaises opinions et de la conduite de Baruch de Spinoza, ils s'efforcèrent par différents moyens et promesses de le détourner de sa mauvaise voie."
On dit que pour tenter de convaincre le jeune Spinoza d'abandonner ses convictions, les rabbins ont discuté pied à pied avec lui. Ses anciens maîtres, ceux de l'école Talmud Torah où il avait été un si brillant élève, qui connaissait toujours les textes et comprenait aussitôt tous les commentaires, sont venus pour tenter de le fléchir, voire de l'intimider. En vain. Ils tentèrent d'obtenir au moins son adhésion de façade : qu'il vienne normalement à la synagogue, et l'on ferait comme si rien n'était. A bout d'arguments, l'un d'eux aurait proposé à Spinoza 1 000 florins pour qu'il se fasse voir de temps en temps. Sa réplique : même avec dix fois plus il ne viendrait pas, car il ne cherche que la vérité, non l'apparence.
Il faut donc employer les grands moyens. "Ne pouvant porter remède à cela, recevant par contre chaque jour de plus amples informations sur les horribles hérésies qu'il pratiquait et enseignait et sur les actes monstrueux qu'il commettait et ayant de cela de nombreux témoins dignes de foi qui déposèrent surtout en présence dudit Spinoza qui a été reconnu coupable ; tout cela ayant été examiné en présence de Messieurs les rabbins, les Messieurs du Maamad décidèrent que ledit Spinoza serait exclu et écarté de la nation d'Israël à la suite du herem que nous prononçons maintenant en ces termes :
"A l'aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté en présence de nos saints livres et des six cent treize commandements qui y sont enfermés. (...) Qu'il soit maudit le jour, qu'il soit maudit la nuit ; qu'il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu'il veille. Qu'il soit maudit à son entrée et qu'il soit maudit à sa sortie. Veuille l'Eternel ne jamais lui pardonner. Veuille l'Eternel allumer contre cet homme toute sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Loi ; que son nom soit effacé dans ce monde et à tout jamais et qu'il plaise à Dieu de le séparer de toutes les tribus d'Israël l'affligeant de toutes les malédictions que contient la Loi." La fin du document parachève la rupture : "Sachez que vous ne devez avoir avec Spinoza aucune relation ni écrite ni verbale. Qu'il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l'approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits."
ON dit qu'un excité aurait tenté de poignarder ce fier jeune homme. Il n'aurait été blessé que superficiellement, mais aurait conservé de longues années son manteau troué par le poignard pour se souvenir des méfaits du fanatisme. Qu'a-t-il donc fait pour susciter tant de colère ? Avec ses grands yeux noirs, son visage long, sa peau mate, son air si doux, personne ne pourrait l'imaginer dangereux. Il passe d'ailleurs pour très calme, ne se met jamais en colère, ne rit jamais de manière bruyante ou inconsidérée. Tout le monde sait qu'il est d'une intelligence remarquable, comprend tout très vite et retient l'essentiel avec la plus grande exactitude. Qu'a-t-il dit pour être si rudement traité ? Quelles idées lui valent de se retrouver seul contre tous ? Le jeune Spinoza a-t-il été exclu de la communauté pour avoir explicitement soutenu que l'immortalité de l'âme est un mythe ? Ou bien que Dieu et la nature sont deux noms pour une seule et même réalité ? Ou encore que notre volonté n'est pas libre ? C'est probable, mais il n'y a pas moyen de le savoir avec certitude. Faute de documents, nous ne savons pas ce que disait, pensait Baruch Spinoza au moment de son exclusion de la communauté juive d'Amsterdam. Il est possible de le conjecturer à partir de ce qu'il écrira plus tard et des milieux qu'il fréquente à l'époque, mais une marge d'incertitude demeure. On le voit dans une série de cercles connus pour leur critique de la religion, comme l'école de Franciscus Van Enden, où il découvre en apprenant le latin les penseurs de l'Antiquité. Le jeune Spinoza est également en relation, à cette époque, avec des marchands érudits et des médecins formés aux sciences nouvelles, lecteurs de Descartes et amateurs de philosophie. Il baigne évidemment dans le climat d'effervescence intellectuelle et de liberté spirituelle qui caractérise Amsterdam dans le milieu du XVIIe siècle
Seule certitude : il se retrouve seul contre tous, non pour une affaire de mœurs ou une malversation, mais à cause de ses convictions philosophiques. C'est en philosophe qu'il refuse de les abandonner, et assume les conséquences de son exclusion. Pierre Bayle lui attribue même une Apologie, aujourd'hui perdue, pour justifier sa sortie de la synagogue. Selon des témoignages de contemporains, le jeune homme aurait dit, en parlant du sort qui lui était réservé : "On ne me force à rien que je n'eusse fait de moi-même si je n'avais craint le scandale." Il aurait même ajouté, ce qui ne manque pas d'ironie provocatrice : "J'entre avec joie dans le chemin qui m'est ouvert, avec cette consolation que ma sortie sera plus innocente que ne fut celle des premiers Hébreux hors d'Egypte." Spinoza n'est pourtant pas parti. Selon toute vraisemblance, il est resté dans la ville d'Amsterdam, bien que les historiens perdent sa trace quelque temps. Ses amis ont dû subvenir à ses besoins, devenus extrêmement modestes. Il a songé à gagner sa vie comme peintre. Ses capacités en dessin sont connues, bien qu'aucune preuve tangible ne nous soit conservée. Finalement, le philosophe s'est tourné vers l'artisanat scientifique : la fabrication de lentilles pour lunettes et microscopes. Il y acquiert une notoriété importante et peut en vivre durant la majeure partie de son existence.
Cinq ans après le herem, en 1661, on le retrouve établi à Rijnsburg, petite bourgade célèbre aujourd'hui pour sa culture des tulipes, qui est à l'époque un fief de la libre-pensée. On visite encore sa maison : à l'étage, la chambre ; au rez-de-chaussée, deux petites pièces. Dans l'une, Spinoza lit et écrit ; dans l'autre, se tient son atelier de polissage des lentilles, activité solitaire et précise. L'artisan-philosophe migre bientôt pour Voorburg. Le mathématicien et astronome Huygens écrit à son frère, en 1667 : "Les lentilles que le Juif de Voorburg avait dans ses microscopes avaient un poli admirable." Dirk Kerkrinck, médecin renommé, écrit pour sa part : "Je possède un microscope de toute première qualité fabriqué par ce Benedictus Spinoza, ce noble mathématicien et philosophe." Le solitaire, entouré malgré tout d'un cercle d'amis, ne s'occupe pas seulement de verres. Il taille aussi, et polit, et ajuste des concepts. Habitant de simples chambres meublées, mangeant peu, fumant de temps à autre une pipe avec ses hôtes, il renonce à la succession de son père, refuse l'argent de ses disciples et décline en 1673 l'offre d'une chaire de philosophie à Heidelberg. Car cet obscur devient vite célèbre. Ses entretiens avec quelques élèves aboutissent, en 1661, au Court traité, son premier ouvrage oublié. Il rédige le Traité de la réforme de l'entendement et travaille, dès cette époque, à l'Ethique, dont rien ne sera publié de son vivant. Nombreux et solidaires, les concepts sortant de son atelier philosophique découragent un exposé hâtif. On pourrait malgré tout considérer qu'il y a, dans sa pensée, trois formules liées qui disent l'essentiel.
Deus sive Natura, Dieu, c'est-à-dire la Nature. Cette formule constitue le socle, en quelque sorte, de toutes les analyses spinozistes. Le bouleversement dans la conception de Dieu est radical : Dieu n'est plus une personne ni une Providence. Il n'est plus pur esprit ni séparé du monde. Pis, ou mieux, comme on voudra : Dieu-la-Nature n'a ni libre arbitre ni volonté. Substance infinie, sans commencement ni fin, sans extérieur, il englobe tout, et en lui tout a lieu en raison de la nécessité. Il n'y a donc pas d'exception humaine au règne des lois naturelles et du déterminisme. D'où la deuxième formule-clé : "L'homme est une partie de la nature." Là encore, pas d'effet sans cause, de liberté souveraine, de choix arbitraire. Nos désirs comme nos décisions sont déterminés par des causes qui pourront être biologiques, sociologiques, psychiques. Si nous nous croyons libres, c'est que nous ignorons ces causes qui nous déterminent. "L'enfant croit désirer librement le lait." Les passions des hommes et les effets de leurs désirs ne doivent donc plus faire l'objet de condamnation ou d'éloge mais d'analyse et d'étude rationnelle. Cessons de juger, tentons de comprendre comment ça marche. Si l'on rapproche pour finir la première formule, "Dieu, c'est-à-dire la Nature", et "L'homme est une partie de la Nature", on en déduit aisément que l'homme est une partie de Dieu. C'est pourquoi Spinoza peut écrire : "Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels" et déboucher sur une forme de sagesse où se conjoignent rationalité et mystique.
On ne saurait oublier la dimension politique de son œuvre, qui le porte à chercher le type de régime où la pensée n'est pas soumise à obéissance. Le Traité théologico-politique est le second texte publié avant sa mort, sous un anonymat vite démasqué. Sa question centrale : pourquoi les hommes se battent-ils pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur liberté ? Quand il meurt, le 21 février 1677, de phtisie sans doute, Spinoza est suivi, le 25, par six carrosses jusqu'à la fosse commune. Quelques mois plus tard, un don anonyme permet l'impression, sans nom d'auteur ni d'éditeur, de ses Opera posthuma, qui regroupent l'Ethique, un Traité politique (sa dernière œuvre, restée inachevée), le Traité de la réforme de l'entendement, ses lettres, et un Traité de grammaire hébraïque. Assez pour devenir l'un des penseurs les plus importants de l'histoire de l'humanité sans cesser pour autant d'être, à sa manière, seul contre tous. Mais il pense que c'est le lot de ceux qui s'attachent à la vérité, puisque, comme il l'écrit lui-même : "Une chose ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle n'est pas acceptée par beaucoup d'hommes."


En savoir plus
Colerus, Lucas, Vies de Spinoza. Deux des plus importants témoignages de l'époque sur la personnalité du philosophe, dans une réédition contemporaine et accessible (Editions Allia).
Spinoza et le spinozisme, de Pierre-François Moreau. La meilleure introduction actuelle, par un spécialiste incontestable (PUF, "Que sais-je ?", n° 1422).
Spinoza, de Steven Nadler. Etude biographique la plus récente et la plus détaillée (Bayard, "Biographie", traduit de l'anglais par Jean-François Sené).
Parmi les traductions françaises de l'Ethique, celle de Bernard Pautrat (Seuil) est une des plus recommandables.

jeudi 20 août 2015

[FOCUS] INFINI de Sandrine Nugue



Le caractère typographique "INFINI" a été créé par Sandrine Nugue après qu'une commande publique lui ait été adressé par l'intermédiaire du CNAP (Centre National des Arts Plastiques).
Ce caractère peut être téléchargé et utilisé par qui le veut.

Quelques essais :





Sur les site du CNAP, un dossier très clair et concis permet de comprendre la genèse de la création de cette typographie, la resitue dans l'histoire de la typographie et permet de découvrir les intentions et les notes préparatoires de la typographe.

http://www.cnap.graphismeenfrance.fr/infini/

mardi 18 août 2015

Exposition "Flamands & Hollandais" Nantes

Bien-sûr,
prenez l'initiative,
avant d'aller à Amsterdam,
de vous déplacer
au Château des Ducs de Bretagne à Nantes,
avant le 30 août,
date de fermeture de l'exposition.

"Flamands et Hollandais"
Jusqu'au 30 août, au Château des ducs de Bretagne à Nantes.
Une peinture qui a bouleversé les codes de l’histoire de l’art.



Doux paysage enneigé, portrait poétique d’une petite fille aux fleurs, nature morte d’un festin, naufrage tourmenté ou scène de la vie paysanne… Voici un aperçu des œuvres qui sont présentées au sein de l’exposition « Flamands et Hollandais, la collection du musée des beaux arts de Nantes ». « Nous avons sélectionné 65 tableaux du 16e au 18e siècle parmi notre collection de 300 œuvres des Anciens Pays-Bas », souligne Adeline Collange-Perugi, conservatrice Art ancien au musée des beaux-arts.

L’invention de la peinture à l’huile

Ces chefs d’œuvre s’inscrivent dans une période cruciale de l’histoire de la peinture. Au siècle précédent, on doit au peintre flamand Van Eyck une innovation déterminante : il a délaissé la tempura (peinture à l’œuf) et a inventé la technique de la peinture à l’huile, qui sera reprise au 16e siècle par les Italiens. « Il s’agit là d’un vrai bouleversement pictural qui permet de superposer les couches de peintures pour illustrer des détails réalistes comme la carnation et la transparence du regard ou donner de la perspective aux paysages.»
L’exposition invite à découvrir l’épanouissement de cette peinture, surtout pendant le Siècle d’or (17e) en mettant en miroir peintures hollandaises et flamandes. Cette période, qui voit naître une riche élite commerciale commanditaire de nombreux tableaux, suscite une explosion créatrice chez les peintres.

L’influence de la religion

Même si Flamands et Hollandais partagent des caractéristiques communes (peinture à l’huile, émancipation des genres, goût pour le réalisme...), une fracture s’opère dans la représentation des images avec la montée du protestantisme au Nord des Anciens Pays Bas (Hollande) et la domination catholique au Sud (Flandres).
L’influence de la religion s’exprime ainsi nettement dans les peintures d’histoire. Avec d’un côté les peintures hollandaises, dans un style retenu et inspiré par les sujets de l’Ancien Testament, marquées par la figure de Rembrandt, et de l’autre, les peintures flamandes, très démonstratives et animées, marquées par la figure de Rubens. Ainsi, à l’entrée de l’exposition, c’est un chef d’œuvre de Rubens de 3m10 de haut qui s’impose aux visiteurs. « Le Triomphe de Judas Macchabée » montre un général observant ses soldats pillant l’armée ennemie. «La scène, bouillonnante et animée, reflète l’influence du baroque italien sur Rubens, qui partit en Italie de 1600 à 1608. Et la précision dans l’expression des personnages ou dans le rendu de la matière de l’armure révèlent son goût pour le réalisme.»
Influencés par les protestants qui remettent en cause le culte des saints, bannissent les peintures religieuses des églises et portent une attention particulière au quotidien, les peintres hollandais délaissent la peinture religieuse et se tournent vers de nouveaux genres : portraits, scènes de la vie paysanne, natures mortes, paysages, marines… Ces sujets, dont s’emparent également les Flamands, ne sont pas considérés, comme c’est le cas en France à l’époque, comme des sous-genres.

Des natures mortes, entre opulence et retenue

Dans les natures mortes du 17e siècle, l’influence de la religion permet également de distinguer avec netteté les peintures flamandes des peintures hollandaises. Les premières, très opulentes, foisonnantes et colorées, sont marquées par le baroque italien de Rubens. Dans les secondes, la démonstration de la richesse est plus subtile et plus retenue, les compositions épurées et la palette restreinte aux gris-ocres.

Finesse et réalisme 

Loin des portraits idéalisés des Italiens, Flamands et Hollandais partagent le même le goût du réalisme. Ainsi, dans le «Portrait de femme » de Pourbus, le goût du détail s’illustre à travers les imperfections de la peau comme les rougeurs et par le raffinement de la fraise (collerette). Une délicatesse qui s’exprime aussi dans les paysages. Brueghel doit ainsi son surnom « de Velours » à son extrême précision. « Il peint les feuilles une par une, c’est d’une finesse incroyable ! », souligne Adeline Collange-Perugi.
Autre marque de fabrique des peintres des Anciens Pays-Bas : la perspective atmosphérique, en opposition à la perspective intellectuelle et mathématique des Italiens. Ils créent l’illusion de profondeur grâce à un jeu sur les couleurs et non sur les lignes : tons ocres-bruns au premier plan, plus verts au second et gris bleutés au troisième.
Ce Siècle d’or aura un très fort impact sur les peintres français du 18e siècle et influencera ainsi Watteau ou Chardin dans la peinture des paysages et natures mortes.

source "Ville de Nantes"

dimanche 16 août 2015

Voyage d'étude à Amsterdam [1 au 7 oct 2015]

Une première approche du voyage d'étude
à AMSTERDAM
du 1 au 7 octobre 2015
(1STD2A + TSTD2A)
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Rembrandt / autoportrait aux yeux hagards / 1630
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 La carte Umap des lieux du voyage


Voir en plein écran

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Jour 1 :           MERCREDI 1er OCTOBRE 2014
Dîner à la charge des participants.
19 H 00        Mise en place de l'autocar devant l'établissement scolaire.
19 H 30        Départ en direction des Pays-Bas.
Nuit dans le car.

Jour 2 :           JEUDI 2 OCTOBRE 2014
08 H 00        Arrivée à Amsterdam.
Petit déjeuner dans un Mac Do non réservé à régler sur place, budget 5 € / personne.
(immobilisation complète du car pendant 9 heures consécutives).
Matin
• Découverte libre du cœur d’Amsterdam…
Déjeuner dans un Restaurant (encore à déterminer)
13 H 00
• Visite libre de l’Arcam
musée de l'Architecture, repérages et choix de destinations dans la ville :
ARCAM museum : http://www.arcam.nl/default.lhtml?lang=uk&ref=architectuurgids&sub=tijdbalk
2 groupes de 30 (1 h 30 chacun)(fin de la visite à 17 H 00).
17 h H 30
Départ avec votre car vers Haarlem.
18 h 00 Centre d’hébergement d’Haarlem (19 km d’Amsterdam). Répartition dans les chambres. Dîner et nuit.

Jour 3 :           VENDREDI 3 OCTOBRE 2014
Petit déjeuner au centre d’hébergement.
08 H 00 Départ car
Matin
• Visite par petits groupes de la maison d’Anne Frank
regard sur la scénographie, de l'authenticité du lieu et de l'organisation des regards "touristiques".)
Une photographie de la restauration du "mur" d'affichage authentique de Anne Franck
• Découverte libre du quartier du Jordaan, le theatermuseum, la Westerkerk, la huis met de Hoofden.
Déjeuner panier repas préparé par le centre d’hébergement.
A.Midi
• Déambulations le long des canaux
• Déplacement gare (intercité) vers Inntel Hotels Amsterdam Zaandam (à financer 5,20 € A/R)

Inntel Hotels Amsterdam Zaandam
18 H 00  Retour au centre. Dîner et nuit.

Jour 4 :           SAMEDI 4 OCTOBRE 2014
Petit déjeuner au centre d’hébergement.
08 H 00 Départ car
Matin
• Découverte du quartier GW Terrein.
 Quartier écologique GWL-terrein : http://vimeo.com/3992428


Déjeuner panier repas préparé par le centre d’hébergement.
A.Midi
• Découverte de l’Amsterdam du design par petits groupes (studios, showrooms, Magasins et Urbansketching). (A préparer avec élèves heure anglais techno ?)
18 H 00 Retour au centre. Dîner et nuit.

Jour 5 :           DIMANCHE 5 OCTOBRE 2014
Petit déjeuner au centre d’hébergement.
08 H 00        Rassemblement et départ en excursion.
Matin
• Visite apple store Hirschgebouw, Leidseplein 25 1017 PS
• Visite du Stedelijke Museum (GRAPHISME)
Comment utiliser les ressources du Stedelijk museum ? : http://www.stedelijk.nl/en
Stedelijk museum / Architecte A. W. Weissman
Un enseignant contemplatif devant le tableau "croix blanche sur fond blanc" de Vladimir Malévitch (Stedelijk museum)
Au Vondelpark, Déjeuner panier repas préparé par le centre d’hébergement
A.Midi
• Visite du Rijksmuseum (REMBRANDT, VERMEER)
Comment utiliser les ressources du Rijks qui vient de réouvrir : avant/pendant/après la rénovation ? Travail photos : http://wijnandaderoo.net/images/rijks-museum/#slide-3 De toute façon la visite vaut, seule, pour le simple choc de voir "en vrai" les tableaux de Vermeer.
Johannes Vermeer / La jeune fille à la perle / 1665
18 H 00        Retour au centre. Dîner et nuit.

Jour 6 :           LUNDI 6 OCTOBRE 2014
Petit déjeuner au centre d’hébergement.
08 H 00 Départ en car
(immobilisation complète du car pendant 9 heures consécutives).
Matin
Rencontre avec « La bédé est dans la rue » + urbansketching.
La pratique de l'atelier populaire néerlandais au festival d'Angoulème 2014 : http://www.bdangouleme.com/492,actu-du-fauve-de-l-atelier-populaire-neerlandais-jusqu-aux-rues-d-angouleme-les-archives
Présentation des dessinateurs & dessinatrices néerlandais de "La Bédé est dans la rue" au festival d'Angoulème 2014 : http://www.labedeestdanslarue.com/page/4
Organisons-nous pour inviter une ou plusieurs personnes de ce groupe à nous rejoindre une-demi-journée en urban sketching à Amsterdam !
Affiche Guido Van Driel
Déjeuner panier repas préparé par le centre d’hébergement.

A.Midi          lotissement flottant d'Ijburg, dans la partie Est du port d'Amsterdam.


 
18 H 00        Départ vers la France.
20 H 15        Dîner restaurant aux environs d’Anvers.
Nuit dans le car.
Jour 7 :           MARDI 7 OCTOBRE 2014
08 H 00        Arrivée devant votre établissement scolaire.
Petit déjeuner (voir orga au lycée)


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Une liste de possibles
 

Le philosophe Spinoza vécût à Amsterdam
Baruch Spinoza (1632-1677) est un philosophe hollandais dont la pensée eut une influence considérable sur ses contemporains et nombre de penseurs postérieurs. Spinoza fut un héritier critique du cartésianisme. Il prit ses distances vis-à-vis de toute pratique religieuse (...)
Les vestiges des maisons de Spinoza à Amsterdam : http://www.dbnl.org/tekst/_sep001199701_01/_sep001199701_01_0052.php

Le mouvement De Stilj. Dans le domaine pictural, le mouvement De Stijl se caractérise par une limitation stricte des moyens : http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-mondrian/ENS-mondrian.html

Typologie de vélocipèdes [1 croquis par élève par jour = 60 x 5 = 300 croquis ]


croquis de Marat
Amsterdam, centre-ville de canaux au bord e la mer et des iles : travail sur les ponts et/ou passerelles. http://www.iamsterdam.com/fr-FR/Experience/a-propos-d%27amsterdam/architecture/Les-Ponts-d%e2%80%99Amsterdam