vendredi 19 septembre 2014

Secrétariat des bilans [1STD2A]

  • Chaque séance de travail donne lieu à un bilan collectif de 5 à 15 minutes.
  • Dans un premier temps, les enseignants distribuent la parole, mais on s'organise vers une autonomie complète des élèves pour ces temps de bilans.
  • Chaque semaine, 2 secrétaires se relaient et s'organisent pour noter l'intégralité des échanges. Les minutes de ces bilans sont publiés ici chaque semaine en mode rétro-chronologique.
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Compte rendu bilan séance 17/09 (8h00-9h50)
(dessin de perspectives sur le self)



AC Gillot : Qui veut intervenir sur la manière de procéder ?
 
Maelle R : C'est très difficile de se lancer, sans maîtrise, et de devoir accepter ses erreurs.

AC Gillot : Qui veut réagir sur ses propos ?

Carole : Je pense qu'une fois qu'on a compris ça vient tout seul et on gagne en rapidité.

AC Gillot : Qui a peur de ne jamais y arriver ? personne ne réagit Il faut cibler le travail et ne pas bloquer sur les tracés pas droits ! Avancez.

Merlin : Le tâtonnement est possible là, les mesures ne sont pas précises.

AC Gillot : Il faut trouver l'équilibre sans la règle.

Compte rendu bilan séance 16/09 (14h35-17h30)
(partie 1 au bout d'une heure de travail)



M.Vayer : Comment avez vous mis en commun une réponse au problème posé ?

Léa : On a mis en commun tous les mots qui nous faisaient penser à une maquette puis on a commencé à réfléchir à l'échelle.

AC Gillot : Quels critères vous avez utilisés pour choisir votre échelle ?

Léa : La longueur et la hauteur de la structure.

Souraya : On a essayé de voir le rendu pour 1m = 5cm, par exemple. Qu'est ce que ça donnerait.

M.Vayer : Vous avez un peu tâtonné. On fait ça dans le sens contraire habituellement. D'autres aspects ? Le rapport de l'échelle ?

Maelle R : Nous on a décidé de ce qu'on voulait mettre en avant dans notre maquette pour définir l'échelle.

M.Vayer : Il s'agissait de caractériser sa maquette.

Maelle R : Après on a choisi également en fonction des contraintes que le patron nous imposait, et on en a déduit deux possibilités : une maquette plus axée sur l'esthétique et une plus sur le détail et la précision, sans réel intention de reproduire les matériaux.

Maelle B : Les mesures sont importantes, il faut les adapter pour que ça soit ni trop grand, ni trop petit.

AC Gillot : Comment juger si c'est trop petit ou trop grand ?

Léa : A l’œil ?

AC Gillot : Qu'est ce que ça signifie pour toi ? Que quand ça déborde de la règle, c'est « trop grand » ?

Merlin : Nous on a choisi l'échelle en fonction du temps disponible et de la taille de notre plus grand carton.

M Vayer : On doit travailler avec les contraintes de temps et de matériaux.

Marie : Nous on a choisit l'échelle pour que la maquette tienne.

M Vayer : Tenir debout ?!

Marie : Enfin que les fixations tiennent le coup.

Merlin : Si c'est trop petit, on ne voit pas l'intérieur et si c'est trop grand, on ne peut pas se l'imaginer dans la réalité.

M Vayer : le travail s'adapte au niveau de détails souhaités. Autres manières de procéder ?

AC Gillot : Je ne vois pas ce que les filles voulaient dire tout à l'heure avec leur règle...

M Vayer : Elles travaillent intuitivement peut être ? Rires

Souraya : Mais on a aussi travaillé en rapport avec le temps disponible !

AC Gillot : Si on a déjà une idée de la taille que l'on veut obtenir, trouver l'échelle est plus facile.

M Vayer : Intéressant !

AC Gillot : Toujours !

Merlin : Il faut aussi choisir une échelle pratique pour la conversion.

M Vayer : Oui c'est aussi important.

Cassandre : Si c'est trop petit, c'est trop minutieux.

M Vayer : Petit ?! C'est une question de précision

Cassandre : C'est difficile de travailler avec des mesures entre 0 et 1 cm.

AC Gillot : Du miniaturiste.

M Vayer : Quelqu'un peut définir minimaliste ?

Yuna : Très simple et très clair à la fois.

M Vayer : A votre avis, on attend de vous des maquettes toutes à la même échelle ou à des échelles différentes ? Des différentes, oui. Cette maquette est un exercice, on ne compte pas s'en servir pour autre chose après, alors on aimerait bien des échelles variées.

AC Gillot : Il faut faire confiance à vos critères. Selon votre objectif de montrer l'intérieur, ou l'extérieur, vous définissez un critère et après une échelle et foncez !

M Vayer : Avant, vous caractérisez votre maquette. Par exemple la précision. Faire trop grand demande beaucoup de matériaux et de temps. Et au final, à quoi ça sert ?... Quelle histoire votre maquette raconte-elle ? Elle est destinée aux regards.

AC Gillot : Maelle parlait de technique et d'esthétique.

M Vayer : Vous y aviez pensé à donner du caractère ?

AC Gillot : Une maquette précise, impeccable mais avec des matériaux non réalistes ? Ou une maquette qui mise sur l'ambiance et le contexte ?

M Vayer : Vous avez le choix entre deux catégories : Provoquer des sensations ou informer.

Souraya : Chacun choisit par groupe ?

M Vayer : Oui. Vous voyez ces petits objets fabriqués au Mali par exemple ? Ces petits vélos faits à partir de canettes de soda. Vous avez une précision incroyable mais les matériaux sont bruts. Vous pouvez l'appliquer sur votre maquette. Attention, il y a une nuance entre la maquette et le modèle réduit. Avancez ! Vous avez la possibilité de vous tromper en cours de route.

AC Gillot : A votre avis maquette colorée ou en noir et blanc ? Noir et blanc paraît plus judicieux.

M Vayer : Appelez nous pour valider votre projet quand vous avez une idée de l'échelle et justifiez vous.


(partie 2 au bout des deux heures de travail)



M Vayer : On va évoluer dans le bilan. Racontez nous vos difficultés, votre enthousiasme ! Vous avez lu les derniers bilans ? Allez les lire en dehors des séances.

Maelle B : Cette séance était... perturbante. On a pris une mauvaise direction. Dans le travail de groupe, on avait toutes nos idées mais on était dans l'impossibilité d'exprimer une ligne de conduite. Après, on a tout mis sur papier au clair et on a réussi à avancer.

M Vayer : Pour certains il a fallu deux heures pour cette phase de formulation, c'était nécessaire pour avancer.

Aurore : Moi j'étais hyper motivée mais on a eu des contraintes freinantes qui nous ont empêchés d'avancer.

M Vayer : De l’hyper-motivation ?

Aurore : On y voyait pas le bout.

M Vayer : Pourquoi ?

Aurore : On a du changer plein de choses au fur et à mesure.

M Vayer : Il faut accepter que c'est pas une ligne droite.

Typhanie : Au début on avait une idée fixe, mais au fil des discussions elle a bougé. On a tout réorienté pour simplifier et clarifier.

Yuna : On était un peu... sans idées ! On avait tout dans la tête, on a tâtonné au niveau des matériaux pour arriver à une forme qui nous plaisait.

Maelle B : C'était intéressant, on était un peu perdus. Il y a eu une grande évolution du début à la fin.

M Vayer : Due à ?

Maelle B : A nos échanges qui ont entraîné une réorientation.

M Vayer : Ce bilan était très court !


Compte rendu bilan séance 15/09 (15h40-17h30) Demi groupe
(sans la présence d'enseignant)



Coline : Alors, la séance ?

Cassandre : C'était vraiment bien de travailler par groupe de 15. On voit la cohésion, la motivation, on est calmes et organisés.

Salomé : Une sorte de fusion quoi ! Rires

Léa : Le récapitulatif sur les objectifs en début de séance était vraiment utile, personnellement ça m'a rafraîchi la mémoire.

Clarisse : Oui, on a vu les « grandes étapes »

Léa : Oui, et en quelque sorte l'avenir de ce projet se dessine mieux.

Salomé : Ça nous motive de savoir la suite, ça nous rebooste et nous donne un but à accomplir et des manières pour y accéder. Ça change de l'année dernière.

Coline : En quelque sorte une coupure avec la seconde.

Typhanie : Le travail à 15 me paraissait plutôt... effrayant ! Mais au final notre groupe était très calme et organisé. C'était sympa d'avoir des notes pas piochées sur Internet.

Coline : C'est plus captivant quand quelqu'un te le raconte !

Typhanie : Oui voilà ! Et on voit les lieux en vrai.

Mathilde : On a pu récapituler nos informations, et se compléter nos notes. Personnellement ça m'a aidé sur ma prise de notes, j'avais manqué plein de choses !

Coline : Oui les échanges étaient importants, j'ai rajouté plusieurs choses également.

Léa : C'est rassurant d'avoir des notes similaires. C'est aussi rassurant un bilan sans le prof, non ? Rires

Cassandre : Je pense que ça serait mieux de laisser les élèves faire le bilan seuls, c'est plus agréable et on est moins effrayés pour prendre la parole ! Non pas que la présence du prof soit gênante, mais on se sont plus proches les uns des autres.

Amandine : J'ai l'impression que c'est plus rapide aussi.

 
Compte rendu bilan séance 15/09 (8h55 – 12h45)



M.Vayer : Le bilan sert à retranscrire la manière dont les événement se sont déroulés. Est ce que c'était agréable ou au contraire éventuellement déplorable ? Ça a été une matinée riche, vous avez sûrement beaucoup à dire.

E. Girardot : Il ne faut pas hésiter à partager.

Yuna : C'était intéressant de rencontrer un archéologue, c'était sûrement la première fois pour tout le monde. Ça nous a servi à briser ces clichés qu'on se faisait sur le métier, et ça nous a ouvert des portes sur l'archéologie, notamment sur l'archéologie du bâtiment. Et c'était audacieux de nous emmener dans un cimetière !

M.Vayer : Qu'est ce que tu veux dire par « intéressant » ?

Yuna : Ça m'a permis un nouveau regard sur l'archéologie et des nouvelles connaissances notamment en histoire religieuse.

Cassandre : L'intervenant était intéressant, il complétait la visite. Sans lui, je n'aurais certainement pas accordé autant d’intérêt à la visite. Ça m'a permis une meilleure compréhension.

M.Vayer : Et que pensiez vous du rythme de travail ? De la relation avec l'archéologue ?

Maëlle B : Partir sans consignes, sans but, devoir tout prendre en note, dessiner chaque détail mais sans savoir pourquoi ça a tendance à me « bloquer ».

M.Vayer : Blocage ? Tu ne crois pas que ton terme est incorrect ? Trop fort peut être ?

Maëlle B : Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive.

E. Girardot : Tu as l'impression de ne pas voir le bout ?

Maëlle B : Je trouve ça dérangeant de partir sans aucune idée de ce qu'on va faire par la suite.

Maëlle R : Moi je trouve, au contraire, que ça nous fait travailler le « lâcher-prise ». On doit sélectionner et exploiter des choses qui nous plaisent uniquement. Les consignes nous forcent à nous plier à quelque chose.

Yuna : En plus, on part sans connaissances, ça fait de nous des « minis-enquêteurs ». Et on peut apprendre de nos erreurs.

M.Vayer : Même si vous n'avez pas vraiment de chances de vous tromper. A quoi pourrait servir le fait d'avoir un but aussi lointain ?

E. Girardot : C'est bien qu'on ai des retours différents. On peut avoir des intentions sans but et se donner des objectifs quand même. Ça permet de rechercher.

M.Vayer : Vous aurez des réponses plus tard, en dehors du bilan. Encore ?

E.Girardot : Pas de retours sur la rencontre avec l'archéologue ?

M.Vayer : Sa manière de s'exprimer ?

Salomé : Ça se voit qu'il aime son métier et qu'il aime nous apprendre des choses et répondre à nos questions. Il est passionné, il détaille bien ses réponses et c'était enrichissant.

Carole : Moi j'ai trouvé qu'il essayait de se mettre à notre niveau, et c'était vraiment bien, il adaptait ses propos si on ne comprenait pas.

Silence

E.Girardot : Il va falloir apprendre à se lancer !

Pauline : J'ai trouvé qu'il y avait une approche artistique différente. Il ne nous a pas vraiment parlé d'art, comme dans les cours d'arts.

M.Vayer : Qu'est ce que tu appelles cours d'arts ?

Pauline : silence, rires

Pauline : C'est dur à expliquer... Le travail en cours.

M.Vayer : Tu veux dire qu'il procède pas de la même manière ?

Pauline : Non, mais on a pas eu de références par exemple.

E.Girardot : Il aurait pu vous en citer mais ça aurait été difficile. Tu voulais peut être parler d'une lecture artistique différente ? Même si c'est une question vaste.

Juliette : On peut imaginer qu'il travaille en collaboration avec des auteurs par exemple, ça fait une référence.

M.Vayer : Oui, l'archéologie au service de la bande dessinée par exemple. Bon, nous allons clore le bilan. C'est pas facile de prendre la parole, mais on va y arriver. Ceux qui ont parlé à cette séance ne parleront pas la prochaine fois. Sauf si Yuna a quelque chose de très important à dire. Rires. Il faut savoir faire circuler la parole.


Bilan Mardi 09/09 séance 3 [Margaux Jeanmaire et Mathilde Jouitteau]

A. C. Gillot : Bonne fin de séance.

Aurore : C'est bien de se représenter le bâtiment mais pas simple de savoir exactement quoi faire (renfoncement, obstacle).

M. Vayer : Il faut plus parler de comment ça se passe que du contenu.

Souraya : Séance plus intéressante qu'hier car on avait les méthodes donc on était plus en autonomie.

Maelle B : impression de ne pas réussir à représenter l'architecture. C'est difficile car c'est très carré.

Juliette : Le fait qu'on sache qu'on va faire une maquette permet de savoir quelles infos on dois prendre.

Cassandre : Un bâtiment qui paraît simple au début est plus complexe en étudiant.

M. Vayer : Qu'avez-vous pensé d’aller in vivo, à part la chaleur ? Quelles sensations ?

Yuna : On pourrait bouger, allez à l’intérieur, comprendre comment c'est fait et avoir différents points de vue, pas comme la cantine.

A. C. Gillot : Pourquoi pas lors de ce déplacement dans la cantine ?

Yuna : On était juste devant les façades.

Cassandre : Ici, on a pu voir toutes les faces.

Yuna : Ici, on était en interaction directe avec l'objet.

M. Vayer : Que pensez-vous du travail en groupe ?

Carole : Indispensable pour les différents points de vue qui vont aider pour la maquette.

Cassandre : Malgré les groupes on s'est aidé collectivement.

M. Vayer : On va repartir, il faut marcher vite et ensemble

 Bilan Lundi 08/09 séance 2 [Margaux Jeanmaire et Mathilde Jouitteau]

M. Vayer : Concentration au moment du bilan. La séquence c'est : quels sont vos avis ?

Cassandre : Etonnée car j'ai réussie à faire quelque chose de ces dessins dit moyens.

Maelle B : J'ai refais pas mal de croquis pour plus de clarté.

M. Vayer : Simplifier/Hiérarchiser permet de s'organiser pour finir les travaux

Carole : C'était flou car peu d'instructions.

Yuna : Il faut représenter l'extérieur de la cantine en faisant ressortir des détails.

Pauline : On essaie de retransmettre ce que l'on voit de façon schématique, grâce aux codes, c'est plus simple.

M. Vayer : On va explorer ces codes. Prochaine séance : sortie au péage sauvage (ne pas chercher ce que c'est). En même temps, on débutera le chantier archéologique (chapelle St Étienne)

Bilan Lundi 08/05 séance 1 [Margaux Jeanmaire et Mathilde Jouitteau]

M. Vayer : Modalités /  Je parle lentement. Il est important de tout noter même les silences. Le bilan permet de s'exprimer, sur ses surprises / satisfactions / doutes / sentiments personnels et collectifs. J’organise la parole.

E. Girardot : Osez est un acte de création.

Yuna : Avec les croquis courts on s'améliore rapidement. On contacte l’évolution et on apprend en réunissant tous les dessins.

Juliette : Le fait que ce soit répétitif entraîne une dégradation car on s’ennuie.
 

Casandre : Grâce à la répétion on a une connaissance du bâtiment on gagne en assurance, mais quand on change de face on retourne au point de départ.

Emilie B. : on progresse et on fait moins d'erreurs.

Maelle B : Sur la 1ère façade, c'est difficile car on a jamais fait d'élévations, puis sur la deuxième on change de regard.

Malo : La répétition donne l'impression de challenge, on veut toujours faire mieux qu'avant.

Yuna : Grâce aux codes communs, on se retrouve avec à peu près les mêmes dessins.

Aurore : J'ai bien aimé car les contraintes des professeurs entraînent une amélioration.

Cassandre :  Frustration car sentiment d'apprendre mais pas de réussir.

Clarisse : C'est long et fatigant.

Merlin : Ça paraît plus court qu'une vraie heure de cours.

M. Vayer : Si on a un sentiment de fatigue ou de difficulté, il faut en parler.

mardi 16 septembre 2014

chantier AUTOPSIE : élévations

Première approche [regarder - transmettre].


On tourne autour du bâtiment de la cantine du lycée.
On regarde et on dessine spontanément l'élévation de la façade. [2 heures]
On retravaille en classe et on organise sur une page A3 les différents éléments de représentation [2 heures]







Références livres au CDI :
  • dessin technique Isabelle Skiba [Birkhauser 2007]
  • dessin d'architecture Jean Aubert [éditions de la villette 1980]
  • 100 bâtiments majeurs du XX siècle Richard Weston [éditions du moniteur 2004]




Prolongement en perspective construite sur les principes de la perspective cavalière [deux heures]

Au CDI :

Architecture, Description et vocabulaire méthodiques
Jean-Marie Pérouse de Montclos
Editions du patrimoine / Centre des monuments nationaux
672 pages Plus de 1 200 illustrations





lundi 15 septembre 2014

chantier ARCHEO : A la Chapelle St Etienne

séance 1 (4 heures)
Déplacement à la chapelle St Etienne au coeur du cimetière de St Donatien, à Nantes. Il s'agit pour l'instant de capter un ensemble d'informations très variées, autour de l'archéologie, de l'histoire, de l'architecture.


Nous préparons la visite en travaillant par des brainstormings par groupe de 6, 20 minutes pour formuler un maximum de mots autour de "ce à quoi nous fait penser le terme archéologie".

Schémas heuristiques, listes, constellations.


L'archéologue Mathieu Laurens-Berge nous accueille




Croquis du site (proportions des bâtiments les uns par rapport aux autres + des détails (matériaux, rythmes architecturaux).




Bilan de la séance

séance 2 (2 heures)

Nous reprenons les notes du brainstorming et de la visite à St Etienne pour déclencher (construire)  un programme de recherche documentaire.

vendredi 12 septembre 2014

Veille design pour tous

Veille Design
Des sites pour activer ou persévérer dans la veille DESIGN autour de projets et travaux de toutes sortes.

  1. STRABIC , super site avec une grande dynamique
  2. SOCKS, beaucoup de très bon projets dessinés
  3. Le magazine JUXTAPOZ (chapitre design)
  4. Le magazine ETAPES, ça passe par le graphisme
  5. Blog allemand iGNANT 
  6. MY MODERN METROPOLIS 
  7. FUBIZ 
  8. DESIGNBOOM, beaucoup d'architecture
  9. Le top20 dans "THIS IS COLOSSAL", des travaux d'ampleur
  10. LA BOITE VERTE, des travaux plutôt anecdotiques, mais parfois surprenantes
  11. IT'S NICE THAT : des travaux qui se recoupent peu avec les autres sites design
  12. Le tumblr ESPRIT DESIGN 
  13. STREET ART NEWS, l'actualité du street art
  14. LENSCRATCH, veille sur la photographie actuelle
  15. PHOTO OF THE DAY, chaque jour, le travail d'un(e) photographe
  16. La foire aux tumblr design 
  17. La foire aux tumblr typographie

1STD2A : demandez le programme !

Déroulé des cours
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semaine 39 [22 au 26 septembre]

lundi 22 septembre [8 h 55 à 12 h 45] 4 heures (Marc VAYER/Eve Girardot)
• déplacement péage sauvage

lundi 22 septembre [15 h 40 à 17 h 30] 2 heures (Marc VAYER)
• maquette péage sauvage suite

mardi 23 septembre [15 h 40 à 17 h 30] 3 heures (Marc VAYER/Anne-Claire Gillot)
• déplacement Porte St Pierre

mercredi 24 septembre [8 h 00 à 9 h 50] 2 heures (Anne-Claire Gillot)
péage sauvage maquette suite et fin
 
jeudi 25 septembre [10 h 00 à 11 h 50] 2 heures (Alain Capdeville/Eve Girardot)    
• Le croquis dans tous ses états
 
vendredi 26 septembre [10 h 55 à 11 h 50] 1 heure (Michel Gouverneur/Eve Girardot)
• Anglais techno

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semaine 38 [15 au 19 septembre]

lundi 15 septembre [8 h 55 à 12 h 45] 4 heures (Marc VAYER/Eve Girardot)
• déplacement chapelle St Etienne (cimetière St Donatien)

lundi 15 septembre [15 h 40 à 17 h 30] 2 heures (Marc VAYER)
• St Etienne suite

mardi 16 septembre [15 h 40 à 17 h 30] 3 heures (Marc VAYER/Anne-Claire Gillot)
• péage sauvage début de maquette

mercredi 17 septembre [8 h 00 à 9 h 50] 2 heures (Anne-Claire Gillot)
péage sauvage maquette suite
 
jeudi 18 septembre [10 h 00 à 11 h 50] 2 heures (Alain Capdeville/Eve Girardot)    
• Le croquis dans tous ses états
/ nervures et ramures / footing graphique
 
vendredi 19 septembre [10 h 55 à 11 h 50] 1 heure (Michel Gouverneur/Eve Girardot)
• Anglais techno

• rencontre parents/enseignants/élèves 19 h 30

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 semaine 37 [8 au 12 septembre]

lundi 8 septembre [8 h 55 à 12 h 45] 4 heures (Marc VAYER/Eve Girardot)
• Elévations cantine
• 10 h 00 livres salle conseil
• Elévations cantine

lundi 8 septembre [15 h 40 à 17 h 30] 2 heures (Marc VAYER)
• Elévations cantine (fin)

mardi 9 septembre [15 h 40 à 17 h 30] 3 heures (Marc VAYER/Anne-Claire Gillot)
• déplacement péage sauvage

mercredi 10 septembre [8 h 00 à 9 h 50] 2 heures (Anne-Claire Gillot)
• pers cavalière cantine

jeudi 11 septembre [10 h 00 à 11 h 50] 2 heures (Alain Capdeville/Eve Girardot)    
• Le croquis dans tous ses états / nervures et ramures / footing graphique

vendredi 12 septembre [10 h 55 à 11 h 50] 1 heure (Michel Gouverneur/Eve Girardot)
• Anglais techno


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semaine 36 [1 au 5 septembre]

mercredi 3 septembre [8 h 00 à 9 h 50] 2 heures (Anne-Claire Gillot)
• 8 h 00 Accueil par M.V. - 9 h 20 amphi direction

jeudi 4 septembre [10 h 00 à 11 h 50] 2 heures (Alain Capdeville/Eve Girardot)    
• Le croquis dans tous ses états

• Réunion globale STD2A 12h45

vendredi 5 septembre [10 h 55 à 11 h 50] 1 heure (Michel Gouverneur/Eve Girardot)
• Anglais techno

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 Rentrée

Le graphisme d'information [selon R. S. Wurman]

 Cet article se complète d'illustrations au fur et à mesure des jours qui passent
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Toujours issus du livre édité par Taschen "information graphics" [disponible au CDI du lycée], des exemples illustrent le système d'organisation de l'information de R.S. Wurman.
L'architecte et designer Richard Saul Wurman étudie la transmission efficace des informations depuis les années 1960. Partant de "l'explosion des données" survenue avec le développement des technologies informatiques, il a inventé le terme "architecture de l'information". Dans de nombreuses publications, il a expliqué les moyens de présenter clairement des relations complexes à l'aide d'un design structuré.
Le texte ci-dessous reprend son système de structuration de l'information, qu'il a baptisé de l'acronyme "LATCH" ; L comme Lieu, A comme Alphabet, T comme Temps, C comme Catégorie, H comme Hiérarchie.
LIEU
Les éléments sont organisés de façon chronologique


Tous les événements se déroulent à un certain endroit. Pour trouver son chemin, il faut s'orienter dans l'espace : où ont lieu les choses ? Le fait d'organiser les objets de façon spatiale permet d'avoir une vue d'ensemble et de placer des événements simultanés dans un espace.
La cartographie est la science qui représente les informations géographiques. Pendant des siècles, elle a cherché à savoir comment représenter la courbe de la Terre sur papier. Les cartes topographiques s'attachent à la représentation correcte de la surface de la Terre, alors que les cartes thématiques viennent compléter les informations spatiales avec d'autres données (The Geotaggers' World Atlas, p.185).

The Geotaggers' World Atlas, p.185
Contrairement aux images satellite qui offrent une photographie exacte, les cartes ont recours à des moyens graphiques pour présenter des généralisations sur le monde. Les cartes sont sélectives et standardisent des éléments types, c'est là toute leur force. Même si elles apportent des informations simultanées, certaines introduisent un élément temporel : par exemple, dans le contexte d'un voyage, la traversée d'un espace peut être décrite selon une chronologie (Flight AF447, p.129).

Il y a encore peu, les cartes étaient le principal support de stockage de données géographiques ; un changement fondamental s'opère cependant grâce à l'ère numérique. Les données d'ordre spatial peuvent désormais être stockées dans des bases de données, lesquelles sont le point de départ pour des visualisations complexes.
Par ailleurs, au lieu de placer des données sur des cartes, certains travaux les répertorient par nom de pays, ce qui renvoie à la carte mentale du monde que nous avons tous en tête (A_B_ peace & terror etc., p.101).

La visualisation des informations figurant dans les cartes va au-delà des espaces réels, car il est possible d'illustrer aussi des espaces imaginés. Les cartes heuristiques montrent l'organisation spatiale des relations dans l'imagination. Par exemple, dans sa carte de l'Islande, Hugleikur Dagsson prend les contours de l'île comme modèle d'image mentale pour sa terre natale (The Land of Ice, p.188).
 
Hugleikur Dagsson the land of ice
Esther Aarts assemble des noms de rues à connotation violente pour obtenir la forme d'un crâne (Map to Ghost Town, p.154).

L'organisation des informations par lieu ne se cantonne pas aux cartes. Les organisations spatiales se rencontrent aussi dans des dessins schématiques représentant des installations techniques ou des phénomènes naturels comme des volcans souterrains (cf. Sleeping Giant, p.177).

yellowstone sleeping giant (National geographic) illustration Hernan Canellas
Le corps humain sert aussi souvent de schéma d'organisation spatiale. La médecine est divisée en spécialisations par rapport aux parties du corps, lesquelles possèdent leur propre valeur monétaire (Body Parts, p.112).

Peter Grundy pour ESQUIRE 2006
La géométrie, en tant que discipline mathématique, est également concernée par les organisations spatiales, car elle repose sur la projection de structures multidimensionnelles sur une surface en deux dimensions (Real Magick in Theory and Practise, p.169. Le site de Peter Crnokrak : The luxury of protest).

TEMPS
Les éléments sont organisés de façon spaciale


Le temps qui passe crée une séquence fixe. Le temps offre un cadre organisationnel simple car tout le monde sait comment se déroulent des événements sur la durée. Les chronologies sont des supports classiques pour écrire l'histoire et montrer l'évolution de faits. Aussi, l'organisation des événements dans des chronologies permet à chacun de créer sa propre version de l'histoire (Andy Warhol- Chelsea Girls, p.217), voire de prédire l'avenir (The Afghan Conflict, p.304).

Les chronologies sont des outils essentiels pour les analyses scientifiques et sociologiques. Des mesures spécifiques sont relevées régulièrement pour des phénomènes complexes comme la météorologie ou les fluctuations de la Bourse. La représentation graphique d'une série de mesures est la méthode la plus intuitive pour analyser ce type de données (CNN.com Traffic Analysis, p.291).

Les chronologies servent à décrire des phénomènes et à révéler des tendances, sans pour autant en expliquer les causes. Dans les cultures occidentales, le temps est généralement considéré comme linéaire et pointant vers l'avenir. Dans sa représentation graphique cependant, une chronologie n'est pas forcément une ligne droite, elle peut aussi être courbe (Motown's 797 Number One Hits, p.276) ou circulaire (Cosmic 740 - Art for Geeks, p.223).

Les travaux qui suivent une séquence stricte appartiennent aussi à ce chapitre. L'ordre du texte dans un roman est séquentiel et non réversible de façon aléatoire, tout comme une pièce de théâtre obéit à une composition dramatique. Cette section prend également en compte les types d'analyse de données apportant une illustration graphique de ce type de séquence prédéfinie (TextArc, p.299).

En outre, le temps peut servir à structurer des sujets complètement différents: Daily Waterfall (p.226) prend une journée type pour montrer la consommation habituelle d'eau.

Les diagrammes organisationnels sont un autre type d'infographie basée sur le temps. Ils décrivent le déroulement de processus (How Books are Made, p.244) et en informatique, ils peuvent aussi montrer la séquence d'opérations nécessaires pour résoudre un problème. Contrairement aux chronologies continues, ils peuvent bifurquer et montrer des séquences avec plusieurs résultats ouverts. Ils peuvent aussi aider à prendre une décision complexe (50 You Need a Typeface?, p.288 et Guess Who? Character Identification Chart, p.248).

La visualisation circulaire de processus tire son origine de la biologie et du cycle de vie des organismes vivants (Swine Flu Life Cycle, p.294). Plus tard, ce concept a également été appliqué aux produits commerciaux, notamment pour les aspects relatifs au développement durable. La vie entière d'un produit, de la fabrication à la mise au rebut, peut être considérée comme un cycle (Biofuel, p.220).

CATEGORIE
Les éléments sont divisés en classe


Les catégories marquent un ordre. Un volume important d'informations est facilement structuré en faisant une distinction par type et en recherchant les caractéristiques communes. Les chiffres économiques clés peuvent être organisés par secteur d'activité ou par groupe démographique (Economy Map, p. 334 et 2009: A Job Odyssey, p. 325).

Une guerre peut se solder par de nombreux décès et les forces militaires impliquées doivent connaître les groupes auxquels appartenaient les victimes (Function, p. 341).

La distinction entre plusieurs types est une classification théorique et souvent arbitraire. Par exemple, l'énorme quantité de livres dans une bibliothèque peut être catégorisée par taille ou couleur, même s'il est plus habituel d'opter pour un classement thématique. Cependant, même une sous-division par sujet s'avère tellement confuse que plusieurs systèmes de classification coexistent
(Your Friend, The Library, p. 400).

Dans WritÎng Without Words (p. 396), Stefanie Posavec analyse un roman de Jack Kerouac en divisant le texte en thèmes principaux. Influences of Edgar Allan Poe (p. 358) traite d'un sujet de nature historique, à savoir la place de Poe dans l'histoire de la littérature. Toutefois, la structure n'est qu'en partie chronologique; elle obéit surtout aux aspects littéraires de son oeuvre. Par ailleurs, tout l'attrait du blog This is Indexed (p. 380) de Jessica Hagy tient au fait qu'elle invente des catégories abstraites pour des problèmes quotidiens et les représente sous forme de diagrammes.

Ce chapitre rassemble également des œuvres combinant différents aspects d'un même sujet. De nombreuses infographies mettent plusieurs informations sur un pied d'égalité en les connectant par une structure partagée ou un symbole central (Digital Dump, p. 333 et Hamburgers: The Economy of America's Favorite Food, p. 346). Le chapitre retient aussi les créations qui marient plusieurs approches différentes. Flocking Diplomats NYC (p. 336) illustre une étude complète sur les infractions de stationnement des diplomates à New York en conjugant plusieurs types de présentation, telles que des chronologies, des cartes et des graphiques.

Les cartes heuristiques ont déjà été mentionnées dans la section Lieu. Ce chapitre contient des exemples sans référence à des images ou endroits réels. Par exemple, pour la représentation des disciplines scientifiques, la position sur le papier des mathématiques ou de la biologie est moins importante que les relations entre ces disciplines (Relationships Among Scientific Paradigms, p. 368). La situation est similaire pour les plans de métro modifiés, où chaque ligne correspond à une catégorie (Web Trend Map p. 388).

Les visualisations interactives permettent de catégoriser de grandes quantités de données. Jonathan Harris rassemble par exemple des déclarations faites sur des sites de rencontre en ligne (I Want You To Want Me, p. 352). La visualisation à l'écran permet aux utilisateurs de filtrer d'énormes volumes de données par âge, genre ou d'autres catégories.

HIERARCHIE
Les éléments sont classés selon leur priorité


Les hiérarchies sont des organisations verticales. Les éléments sont triés par ordre d'importance, du plus grand au plus petit, du plus haut au plus bas, etc. Dans une hiérarchie linéaire, par exemple un classement, chaque élément possède un parent et un enfant, et le résultat est une séquence continue. Fast Faust (p. 424) présente la liste de tous les mots employés dans l'oeuvre Faust de Goethe, en fonction de leur fréquence d'apparition dans le texte. Super Vision Chart (pA51) montre à intervalles mathématiques réguliers les unités de longueur présentes dans l'univers, des plus petites unités subatomiques aux plus grandes.

Les hiérarchies illustrent des proportions, comme dans le typique camembert où les quantités apparaissent comme les tranches d'un cercle. L'omniprésence de ces diagrammes dans le monde des affaires et de la science a donné lieu à de nombreux commentaires ironiques (Faces Diagrams, pA21).

Toutefois, la présentation des données au moyen de champs de différentes tailles et couleurs reste la meilleure façon d'illustrer les proportions dans les infographies. Billion Dollar Gram (p. 411) représente les flux monétaires internationaux qui passent par divers canaux à l'aide d'une série de surfaces de couleur montrant visuellement l'ordre hiérarchique entre grand et petit.

Les hiérarchies ramifiées partent de l'élément le plus haut et se divisent en nombreux sous-éléments ; c'est par exemple le cas pour les grandes institutions (cf. Small Industries Development, p. 449). L'arborescence est une façon classique d'illustrer des hiérarchies ramifiées: de la racine, les éléments se divisent en un nombre croissant de sous-groupes. Cette image a souvent été employée pour décrire l'évolution des espèces, les arbres généalogiques étant un classique du genre. Dans Natural Sèlections (p. 435), l'arborescence sert à regrouper des logos d'animaux et de plantes utilisés par les éditeurs américains.

Les taxonomies traitent de domaines de connaissances entiers et représentent dans des diagrammes hiérarchiques une organisation continue du plus grand au plus petit. Par exemple, A Taxonomy of Complete World Knowledge (p. 408) organise toutes les connaissances (imaginaires) sur le monde de haut en bas dans une structure en arborescence. Taxonomy of Team Names (p. 453) place la racine commune au centre, et les sous-espèces partent d'elle pour former un cercle autour. Dans la taxonomie des types de bière, la catégorie la plus générique, « bière », se trouve au centre et sert de point de départ à tous les sous-groupes de bière classés (The Very Many Varieties of Beer, p. 464).

Les sites Web sont également organisés de façon hiérarchique. Le plan d'un site Internet contient toutes les pages individuelles dans une structure en arborescence. Dans le cas d'une plateforme Internet importante, comme Facebook, cette hiérarchie de pages est gigantesque et déroutante, et il est difficile d'y retrouver des pages concrètes. A Nightmare on Privacy Street (p.406) illustre comment la structure hiérarchique complexe d'un site Web dissimule les paramètres de vie privée et empêche les utilisateurs de les trouver facilement.

jeudi 11 septembre 2014

Le graphisme d'information [survol historique]


L'imposant livre édité par Taschen "information graphics"
En explorant  comment fonctionne ce qu'on appelle désormais le graphisme d'information [l'infographie, le data journalisme, etc.], on peut sans doute comprendre mieux comment organiser ses notes de façon plus dynamique, comment faire une synthèse de façon graphique et sans doute, de cette façon, mieux visualiser des hiérarchies, des listes, des chronologies, des processus, des constructions...

L'imposant livre édité par Taschen "information graphics" [disponible au CDI du lycée] fait le point sur cette discipline graphique à part entière, son histoire et ses nombreuses esthétiques différentes.

Après une introduction [traduite en trois langues] historique, est présenté un texte de Richard Saul Wurman.
Son nom, inconnu du grand public, reste capital dans l’histoire du graphisme d’information et de ses développements contemporains. D’abord, c’est à Wurman que l’on doit l’invention du terme « architecture de l’information » ce qui peut sembler - étant lui-même architecte - anecdotique mais qui sera le point de départ de sa longue carrière de chercheur et de praticien. Volontiers obsessionnel du classement (voire du rangement...) de l’information, il présente son arme absolue contre le désordre informationnel contemporain : LATCH. Sous cet acronyme, les cinq catégories qui permettent d’organiser les informations : Location (le lieu), Alphabet, Time (le temps), Catégorie et Hiérarchie.
Directement de la théorie à la pratique, c’est ce classement que l’ouvrage suivra pour classer les 400 infographies qui sont ensuite proposées bien souvent en taille réelle.
Dans le premier chapitre « Lieu », on ne verra pratiquement aucune carte, mais toutes les « illustrations » ont une raison « géographique » et on remarquera le fréquent mélange de cartographie et de statistique, reprenant, en se sens, les premiers essais de Minard.
Éludant le classement alphabétique (le « A » de LATCH), le second chapitre, « Temps » présente une centaine d’infographies chronologiques ou séquentielles telle que le drôle de diagramme (parfois ironique) imaginé par Julian Hansen, qui permet à l’utilisateur de choisir une police de caractère en fonction des usages qu’il souhaite en faire.
Le troisième chapitre, « Catégorie », présente des infographies dont les informations de base sont structurées en catégorie (secteur d’activités par exemple). Ce chapitre recense également des exemples d’infographies « heuristiques » qui lient graphiquement différents aspects d’un même sujet (géographiquement, chronologiquement et de façon thématique) comme le large panorama imaginé par Donato Ricci, dressant la « carte du futur » pour le magazine Wired en 2009 et mettant en correspondance politique, économique et problèmes de société dans un paysage apocalyptique.
Enfin, le dernier paragraphe s’attache à présenter des infographies dont les éléments décrits sont classés selon leur priorité. Cette organisation verticale, qu’on se rassure, ne prédétermine en rien les formes utilisées pour les rendre visible, bien au contraire et c’est sans doute dans ce chapitre qu’on note la plus grande diversité de mise en forme.
 
Torgeir Husevaag (Islande) série de dessins 2010
Une présentation de l'ouvrage par des exemples riches sur le site du Guardian.


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Le très bon article de Wikipedia sur la représentation graphique de données statistiques
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Quelques exemples commentés extraits du livre.


Peinture de la grotte de Lascaux, 17000 avant J.C.
Les peintures de la grotte de Lascaux se composent d'environ 2000 images d'hommes, d'animaux et de signes abstraits. Leur interprétation exacte est encore débattue, mais il semble certain que les auteurs y aient inclus une grande quantité d'informations.


Anatomie de Mansur, 1390
Les illustrations ont toujours joué un rôle fondamental dans la transmission des connaissances médicales. Ce dessin schématique du système veineux est tiré de l'anatomie de Mansur, datant de la fin du XIVème siècle et originaire d'Iran.

Léonard de Vinci, figure vritruvienne, 1487
Dans ce célèbre dessin de la fin du XVème siècle, Léonard de Vinci représente les proportions humaines idéales telles qu'elles sont décrivent par l'architecte romain Vitruvius. Le corps masculin idéal s'inscrit dans un carré et dans un cercle.

Remind Me from Rösyksopp on Vimeo. Directed by Ludovic Houplan & Hervé de Crécy
Remind me won the 2002 MTV Europe Music Award for best music video.

Depuis le début du XXème siècle, la visualisation des données et des informations connait un regain d'intérêt dans divers domaines, dont le journalisme, la science, l'art et le design. La nouvelle tendance s'est même fait une place dans la culture pop : le duo norvégien Röyksopp a lancé en 2002 un clip vidéo uniquement composé d'infographies animées. La vidéo présente la vie d'une jeune femme à Londres et des moments de la journée sous forme d'infographies.
Les infographies sont des hybrides et sont donc difficiles à définir. Le texte, les images, les formes géométriques s'entrecroisent inextricablement pour donner des entités. Les données ne dictent pas automatiquement le résultat, un développement est nécessaire. Le cartographe et théoricien français Jacques Bertin l'explique : "Une représentation graphique n'est pas un simple dessin, elle implique souvent une grande responsabilité au moment de décider comment procéder. Il ne suffit pas de dessiner une représentation graphique dans une forme solide. Il faut la construire et l'organiser jusqu'à ce que toutes les relations entre les données soient révélées".
Carte figurative des pertes successives en hommes de l'armée française dans la campagne de Russie 1812-1813 par Minard

Le développement des cattes de flux est basé sur le travail de l'ingénieur Français Charles Joseph Minard. Cet exemple célèbre représente les pertes humaines lors de l'invasion de la Russie par napoléon sous la forme d'un flux de soldats de plus en plus étroit.

Otto Neurath, 1930
L'économiste autrichien Otto Neurath a créé de nombreuses affichent qui expliquent simplement des thèmes sociaux et économiques en vue de promouvoir l'éducation du pays. Les quantités sont indiquées race au nombre de pictogrammes.

Edward Chambers cyclopedia 1728
Edward Chambers apublié Cyclopedia à partir de 1728. C'était le premier dictionnaire complet écrit en anglais. Il contenait plusieurs illustrations avec des schémas et des diagrammes. Cet exemple explique la construction mathématique des représentations en perspective.

Thomas Clarkson 1808
Le politicien anglais Thomas Clarkson était engagé dans la lutte contre le commerce des esclaves et a rassemblé des preuves de leur traitement inhumain. Dans ce diagramme, il montre comment ils étaient parqués lors de leur transport.

Alfred Barr Moma 1936
Alfred Barr, directeur du MoMA, a schématisé l'histoire de l'art moderne sur cette célèbre couverture de catalogue à l'aide d'une généalogie des styles. Les influences externes telles que l'Esthétique de la machine ou les Estampes japonaises sont indiquées en rouge.

 
Mark Lombardi 1999
L'artiste Mark Lombardi est devenu célèbre pour ses "sociogrammes" qui décrivent des liens scandaleux entre l'économie et le politique. Cet exemple analyse la World Finance Corp qui a blanchi de l'argent pour les narcotraficants colombiens dans les années 1970.